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Articol publicat exclusiv pe LiterNet.ro

adio / adieu / adios / addio


Gigi Căciuleanu

20.01.2013
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la început de tot
Adam şi Eva
erau muţi
 
nu ştiau să vorbească
nu aveau nevoie să se înţeleagă altminteri decât prin ochii
iubirii
 
câteva clipe
sau milenii
mai târziu
 
o dată cu întâia privire stânjenită
o dată cu prima şi inocentă frunză de viţă
o dată cu prima îmbucătură din primul măr furat
 
primul
şi singurul
cuvânt
pe care îl învăţară
 
şi aceasta, pentru vecii vecilor
 
fu
 
Adio


foto: Gigi Căciuleanu (Biarritz, 2012)

au tout début
Eve et Adam
étaient muets
 
ils n'avaient aucun besoin de se faire comprendre
autrement qu'à travers les yeux
de l'amour
 
quelques instants
ou millénaires
plus tard
 
avec l'étincelle d'un premier regard embarrassé
avec la première innocente feuilles de vigne
avec la première bouchée d'une première pomme volée
 
le premier
et le seul
mot
qu'ils apprirent
 
et cela, pour le siècle des siècles
 
fut
 
adieu

*

al principio
Adán y Eva
eran mudos
 
no sabían hablar
no necesitaban para nada comunicarse de otro modo que a través de los ojos
del amor
 
algunos momentos
o milenios
después
 
con la primera chispa de vergonzoso interés
con las primeras inocentes hojas de viña
con el primer bocado de la primera manzana robada
 
la primera
y única
palabra
que aprendieron
 
y eso, para los siglos de los siglos
 
fue
 
adiós

****

In principio
Adamo ed Eva
erano muti
 
non sapevano parlare
non avevano alcun bisogno di capirsi
se non cogli occhi
dell' amore
 
per qualche istante
o millenni
dopo
 
con la prima scintilla del vergognoso interesse
con le prime innocenti foglie di vite
con il primo morso della prima mela rubata
 
la prima
e unica
parola
che appresero
 
e questo, per i secoli dei secoli
 
fu
 
addio.
(Traducere: Rita Rossi)
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1 comentariu

  • Le début est la fin, la fin le début.
    Souabria Thérèse., 20.01.2013, 16:48

    Dans les diverses variations et modulations de l'histoire d'Adam et Eve, je reste dubitative, surtout en tant que femme...

    Pour qu'il ait réellement un adieu, il faut qu'il y ait une véritable rencontre. Et je me questionne, grâce à ce poème sur la qualité de ces rencontres suivies d'adieu, dont l'expression et l'énergie sont souvent un adieu dès le commencement...

    Contrairement à l'histoire du poète, je ressens que lorsqu'il y a une véritable rencontre, on n'a de cesse d'exprimer, de comprendre, de faire miroiter toutes les couleurs infinies des sensations, toutes les gammes musicales à créer sans fin, pour témoigner de la magie complexe d'un amour réussi entre deux êtres, si pleins de potentiels d'expressions multidimensionnelles, et d'énergies particulières.

    Ce qui met à mal peut-être, le positionnement de l'homme et de la femme face aux conventions bien pratiques, c'est humain, qui nous conditionnent tous plus ou moins.

    Parfois, je me demande où est "le Grand Oeuvre" du véritable amour?
    D'ailleurs, ce n'est pas forcément la quête pour la plupart d'entre nous... Tout le monde n'a pas la vocation des grands explorateurs.

    Jeunes, nous allons nombreux comme des écervelés sur ce chemin, et comme aux jeux de hasard, nous gagnons, nous perdons, sans comprendre réellement...

    Plus tard, chemin faisant, certains prennent conscience du jeu de l'inconscient dans tout cela, et à défaut de télépathie, ont gagné en intuition dans leur choix.

    En tout état de cause, il semblerait que les ingrédients principaux du grand amour, soit de prendre le temps de se connaître vraiment, de mettre de l'énergie, de la valeur, de se donner à fond... et surtout de faire exploser les stéréotypes de ce qu'il doit être, pour qu'il soit réellement.
    Mais quel challenge!Quelles prises de risque! Quelles peurs à vaincre!
    Sans garantie de succès d'ailleurs, si ce n'est de progresser sur le bon chemin...

    On y frôle parfois les abîmes sans fond de l'égocentrisme à dompter, pour ne pas tomber raide mort; on côtoie son âme dont la métamorphose peut contenir une teneur d'apocalypse particulière, et notre esprit tangue sur une mer déchaînée!
    Et au milieu de tout cela, il y a la réalité à vivre!!!

    Donc, il est beaucoup plus facile de s'en remettre aux conventions variables, qui édulcore le challenge périlleux du grand amour, qui tout de même, après toutes ces aventures, de plus en plus souvent nous permet d'atteindre des lacs de bonheurs insoupçonnés, des cascades d'énergies innommables, une connexion d'âme à âme où la parole devient obsolète, si ce n'est pour le plaisir d'ancrer dans le temps présent notre incarnation terrestre, et de la faire entendre aux autres.

    Alors mon commentaire inverse ce que propose le poète: le début est la fin, la fin le début.
    Avec l'espoir, de cette façon d'aller sur le chemin du paradis à nouveau!

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